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Atelier Haïkus 2016

Les seconde 7, durant l’année scolaire 2015-2016, ont participé à un atelier de rédaction de haïkus, encadré par leur professeur Mme Olivier, les professeurs documentalistes Mmes Desaint et Morin, et enfin Christian Laballery, président de l’association fécampoise +P. Art.

Le haïku, poème japonais

Définition d'un haïku

Les grands maîtres

Bashô (1644-1694)

Tenu dans la main
cela fondrait sous mes chaudes larmes
givre d’automne
(1684)
Issa (1763-1827)
Agitant leurs chapeaux
pour dire adieu, adieu !
voile de brume
(1762)
Ce monde de rosée
certes est monde de rosée
et cependant…
(1812)

Shiki (1867-1902)

Je mange un kaki
la cloche se met à tinter
temple Hôryûji
(1896)
Du tintement de la cloche
les ondes se confondent
avec la nuit sans fin
(1899)
Publié : 4 juin 2016

Haïkus écrits par les élèves de seconde 7

Cerise dans la neige
Comme du sang sur le marbre blanc
Ce monde artificiel.
Le temps presse
Les chaussures glissent sur le sol
L’homme aussi.
Sur la romance
Les hommes se querellent
La femme bâille.

L’animal s’élance
Son gibier frissonne
Le chaton boit du lait.

Le bateau s’élance
Le poisson frétille sur le pont
Le capitaine s’assoupit.
Affamé dans la forêt
Un drôle de champignon
Des éléphants rose.

La rose est fanée
La cloche en verre brisée
La vie a une fin.

C’est le printemps
Premier pétale de rose
Dans le jardin.
Dans le jardin
Premier pétale de rose
C’est le printemps.
La neige fondue
Sur les routes d’hiver
Vers l’autre monde.
Bercés par le rythme
Nous dansons sans arrêter
Nos pieds nus sur le sable.

Ne sachant pas nager
Il s’est noyé
Jamais ne sera sauvé.

Assis sous l’arbre
L’herbe fraîchement coupée
Je pense.
Couché sur mon lit
Je regarde le plafond
Quand j’entends « à table ».
Une nuit de juillet
Une étoile de plus apparaît
Grand ciel d’été.

Perché sur la pierre
Le corbeau dans le cimetière
Attend la lumière.

J’entends au loin
Sauvagerie pitoyable
La voiture démarre.
Beau soleil levant
Derrière les arbres
L’engin redémarre.
La peur me prend
Hurlement de douleur
Ne t’en va pas.
Les têtards éclosent
La mare visqueuse
Se réveille.

Rose tombée
Pétales éparpillés
Couverts de terre.
Cette rose revit
Tel un phœnix antique
Pour bientôt faner.

Les bruits des élèves
La chaleur de la classe
L’envie de partir.
Matin mal parti
Un écureuil écrasé
Sur le bas-côté.
Autour de nous
Le monde n’est plus
Que fleurs de cerisier.
Vermillon
La couleur du rasoir
Coulant du bras.

Derrière la montagne
Le soleil matinal
Eclaire la vallée
Enfouie sous la poudreuse
Sa peau gercée et froide
Ne verra plus le jour.

Tant de fracas
Que le pays regarde
Avec admiration.
Ouvert de bas en haut
Ses entrailles éventrées
Provenant du corps.

Sur la terre blanchie
Quelques corps gisants
Une rose à la main.

La corde retient
Son corps froid et rigide
Qui se balance.

L’éclair s’abattit
Sur le vieux chêne mort
En un souffle mort.
Je te regarde encore
Dormir sur ce lit profondément
Respirer une dernière fois.
La brise qui frôle
Nos visages éclaircis par le soleil
On galope.
Le bec mi-ouvert
Le vent engouffré sous les plumes
La poularde est de sortie.
Dans l’ondine
Frémit la queue des poissons
Couleur soleil.

Perdus dans l’obscurité
Les yeux pleins d’étoiles
Pleurent.

L’odeur de friture
M’envahit les narines
Le festin m’attend.
Seule au milieu de tous
Tout n’est plus qu’obscurité
La chute est mortelle.
Ma douce campagne
A la fois triste et heureuse
L’enfance est paisible.
Le mal est sous terre
Le bien est dans le ciel
Et l’amour est dans le pré.

Le canard flottant
Ses plumes scintillantes
M’inspire pour écrire.

Un simple regard
Ton âme me désire
Et mon cœur s’envole.
Le dindon s’exprime
Au clair de lune
Tel un loup garou.
Les anchois firent un choix
De dire arrête aux poissons
Et mort s’ensuive.

Elle décore sa trousse
Recouvert d’un élastique
Elle prend son crayon.

Dans le restaurant
Bondé, les serveurs circulent
Grande satisfaction.
Petit pièce fermée
La fille tout excitée tombe
Dans la cheminée.
Les nageoires frétillent
Les rimes frisent
Poisson d’avril.
Amour rejeté
Son amie me sourit
Tout n’est pas perdu.
Rôdant la nuit
Le loup danse
Devant la lune.

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