Publié : 27 mai 2011

Chapitre Final

Régis fatigué et un peu ivre alla se coucher dans la chambre mansardée libre au dessus du bar. Il s’enfonça dans le lit à ressorts, usé qui émettait des sons de ferraille rouillée. Autour de lui des araignées ayant déserté leurs toiles, trop sales. Des mulots ou des rats morts, on ne peut pas les distinguer étant donné que les petits corps sont en état de décomposition. Des bouteilles de whisky vides et de la nourriture moisie sous le lit. Pour seule lumière une petite fenêtre pas plus grande qu’un trou de souris, recouvert d’un rideau cramoisis anciennement blanc. Et pour compléter le tout, une odeur de renfermé.

On ne peut pas dire que Kevin soit un as du ménage.

A son réveil, Régis avait mal au cœur et le crâne douloureux. Il tourna la tête vers la petite tablette qui servait de chevet, pour voir si il restait un peu de whisky de la veille. Mais il n’y découvrit nulle bouteille mais un petit papier. Il le prit et le lit :

« Régis, une gonzesse est v’nue, elle a parlé d’un mec qu’elle a tué y a quelques jours. De même description que l’autre noyé ! Elle s’appelle Marianne Agua »

A la fin du message, Régis eut une révélation : Marianne Agua est la chef de police de Jacques, cette femme d’un brun ébène, d’un regard de glace et d’une arrogance même serait la coupable ? Mais pourquoi ?!

Pourquoi tuer cet homme ? Quelles en sont ses raisons ?

Il courut hors de la chambre, oubliant de remettre ses chaussettes qu’il avait perdu pendant la nuit. Arrivé en bas, Kevin parlait avec sa fille. Ah oui ! Elle est encore en cloque !
Sans prêter plus attention il monta dans sa voiture et fonça pour le commissariat. Arrivé à bon port, il claqua violemment sa portière et entra en trombe dans le bâtiment en criant :

- Jacques Brie ! J’ai résolu l’affaire !!!

Jacques qui avait entendu le cri de son ennemi de son bureau arriva.

- Qu’est-ce que t’as vieux fou ?
- J’ai résolu l’affaire ! J’ai résolu l’affaire !! Chanta-t-il en rythme
- Ouais et qui est le coupable ?
- Ta patronne.
- Incohérent pauvre type ! Laisse moi travailler.
- Eh ! Elle est venue au bar de Kevin et elle a avoué le meurtre de l’homme de la R**** ! Nanananère !
- Ouais... Et puis ? Ça prouve rien des paroles !
- Si tu me laisses utiliser tes réseaux je trouve ta preuve !
- Non !
- Allez .... Supplia Régis
- Ok... Viens.

Ils partirent dans le bureau de Jacques et allèrent sur l’ordinateur. Régis prit place et alla sur internet.

- Tu n’utilises pas la base de données ?
- Si je voulais ça je l’aurais fais chez moi !

Il fit une manipulation en vitesse et attendit le chargement.

- Mais qu’est-ce que tu fais ? Jacques lut le chargement : Quoi ? Tu entres dans ses mails ?!
- Ouais. Rien de mieux pour savoir les causes. Le plus souvent les tueurs gardent quelque chose de leur victime, et si elle l’a tué c’est qu’elle devait le connaitre, donc elle a peut être des e-mails de lui.
- Je risque ma place !
- Mais elle n’est pas là ! Je l’ai vu sur le tableau d’affichage, elle a pris une journée.
- Mais même !

Le chargement finit il parcourut les e-mails. Dans sa boite de réception, que des messages en rapport avec le travail, rien de personnel.

- Tu vois rien ?!
- Non, attend... Un message sauvegardé.

Il regarda le message :

"Marianne@flic.fr  : C’est fini entre nous ! J’aime mon mari ! C’est fini !

Naufrage@noyé.fr : Quoi ?! Non ! Ça ne finira jamais !

Marianne@flic.fr  : C’est fini.

Naufrage@noyé.fr  : Jamais ! Si tu arrêtes je dis tout à ton mari !

Marianne@flic.fr  : ... Non ! Tu n’oserais pas !

Naufrage@noyé.fr  : Je lui dirai demain, prépare toi, tu vas le regretter !

Marianne@flic.fr  : Si tu fais ça t’es un homme mort !"

Régis heureux de sa découverte déclara :

- Alors ? Qui est ce qui a encore gagné ?
- Mais qui dit que c’est son e-mail ?
- Mais regard sur le rapport du mec ! Ça doit être écrit.

Jacques regarda et affirma que c’était lui.

- Ça te suffit comme preuve ?
- Oui.

Régis repartit avec fierté du bâtiment. Encore une enquête résolue !

Six mois plus tard, Marianne Agua, rongée de remords avoua à la cour qu’elle était bien la meurtrière. Elle fut punie de dix ans de prison et d’une amende exorbitante. Comme à ses habitudes,Jacques Brie fit passer les mérites de son ennemi pour sa pomme.

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