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Publié : 25 mars 2011

Régis arrive sur le lieu du crime

Un homme à imper beige sortit d’une ZX orange garée à l’endroit où s’était rendue Martine Cabillaud la veille. Il était aux alentours de 12h30. L’homme se rendit à l’endroit où la poissonnière jetait ses déchets. Il avançait d’une démarche particulière, en effet ses chaussures, de trois pointures trop petites, le gênaient affreusement. Il portait un pantalon trop petit qui laissait apparaître des chaussettes cramoisies dépareillées. Il portait des gants noirs, et une écharpe marron. Ses cheveux en bataille cachés une calvitie de la taille d’une pièce. Il arriva au bord de l’eau, commença à fouiller autour. Après 15 minutes, il se rendit à l’évidence ; le seau de Martine avait disparu. Il retourna à la voiture et passa de l’autre côté de la rive pour rechercher le corps. Après s’être arrêté à 500 mètres du périmètre de sécurité, que la police avait monté, il continua à pied. Il marcha jusqu’à apercevoir deux gendarmes qui surveillaient ce périmètre. Il avait choisi ce moment pour agir car la plupart des gendarmes étaient en pause déjeuner. Il lança quelques pétards au loin pour détourner l’attention des deux gendarmes. Il réussi à pénétrer dans le périmètre. Il s’approcha de la rive et la longea. Quelques mètres plus loin il put apercevoir le corps. Il s’approcha, sortit l’appareil photo jetable caché dans son chapeau et prit quelques clichés. Le corps était coincé entre les racines d’un arbre. Un détail attira son attention, une rose posée sur le corps. Il mit des gants et pris la rose. Il l’examina et vit le nom du magasin le bouquet du bonheur. Il le nota et remis la fleur. Soudain il entendit les gendarmes revenir au loin. Il cacha l’appareil photo dans son chapeau et s’éloigna du corps. Mais avant qu’il puisse s’enfuir un gendarme l’interpella.

— Hey , vous là-bas !
— Oui ?
— Ce secteur est interdit aux civils !
— Ah bon et pourquoi ?
— Suivez moi, je vais vous ramener.

Il suivit le gendarme se pensant sortit d’affaire jusqu’à l’intervention d’un autre gendarme qui le reconnut .

— Mais, c’est Régis Boulet. Que faites-vous là ? Vous êtes viré je vous rappelle, vous n’avez pas le droit de vous impliquer dans les affaires de la gendarmerie. Veuillez s’il vous plait rentrer chez vous. On a déjà assez de travail comme ça, pas besoin d’un ivrogne en plus. J’en parlerais à mon supérieur , Jacques Brie.
 [1]

Le gendarme le ramena à sa voiture et s’assura qu’il parte.
Après quelques essais la voiture démarra en laissant un nuage de fumée derrière elle. Régis sortit une cassette de Johnny Halliday, et commença à chantonner « allumer le feu ».

— Alors comme ça , le vieux Jacques a hérité de cette enquête. Alors, j’ai une raison de plus pour régler cette affaire. Maintenant c’est une affaire personnelle. Il faut que je la règle avant cette andouille de Jacques Brie.

Il se gara devant un tabac, alla chercher un paquet de cigarettes et se rendit au bar de son meilleur de ami Kevin Gruaire juste en face.
Il entra et s’assit à sa place habituel juste devant la télé, il prit la télécommande et mit la chaine sport, c’était l’heure du golf.

— Salut Régis. Comme d’hab ? Cria Kevin.
— Ouais.
— Un whisky, un !

Notes

[1Variante

— Suivez moi, je vais vous reconduire.

Il suivit le gendarme, se pensant sorti d’affaire, jusqu’à l’intervention d’un autre gendarme qui le reconnut.

— Mais, c’est Régis Boulay ! Le parfum des enquêtes vous manque ? je te rappelle que tu as été viré après tes exploits en état d’ivresse, alors un conseil : ne t’approche plus de la moindre enquête de la gendarmerie. Rentre chez toi, qu’on ne te revoie plus.