Vous êtes ici : Accueil > Travaux d’écriture > Un récit policier normand > Work in progress > Boulay devant le cadavre.
Par : Léa B.
Publié : 25 mars 2011

Boulay devant le cadavre.

Régis se rendit sur les lieux du crime avec l’aide de sa fidèle et indémodable Xantia. Vêtu d’un imperméable kaki et sale, il suscita une drôle d’impression à son arrivée aux yeux de la gendarmerie qui était déjà sur les lieux. Grâce à son passé d’ancien policier, il avait prit soin, avant d’être renvoyé pour faute professionnelle, de garder son insigne et son arme :
- Qui êtes-vous Monsieur ?
Boulay présenta son badge : le policier ne jeta qu’un bref coup d’œil et le laissa passer.
Après plusieurs photos prises par le détective, un homme s’avança vers lui : Il semblait avoir une trentaine d’années, son visage ne lui était pas inconnu, Régis reconnut son ennemi juré, Jacques Brie :
- Qu’est-ce que tu fous là Régis ?
- Ben... J’enquête ! Qu’est-ce que tu crois ? Répondit Régis, mal à l’aise.
- Non, rien, je pensais juste que d’être viré de la police à cause de ton alcoolisme t’aurait suffi à ne plus revenir sur une scène de crime ! balança bruyamment Jacques.
Soudain, Régis Boulay fut le centre d’attention de tous les policiers. Un de ces derniers s’avança vers lui.
- Où se trouve le poste où vous êtes « censé » travailler ?
- Au commissariat de Bernay, dit-il fièrement en remontrant son insigne.
Le policier fronça les sourcils et lui répondit : « Il n’y a plus de commissariat à Bernay depuis cinq ans ! »
- C’est la mort du service public ! répliqua-t-il sans se démonter.
Et, se sentant démasqué, il s’esquiva, satisfait d’avoir quand même pu obtenir quelques informations.

Notre Boulay, essoufflé, se gara maladroitement devant le bar de son meilleur ami Kevin. Si joyeux d’avoir enfin une affaire à résoudre, il courut et loupa une marche de l’escalier qui menait à l’arrière boutique : c’est donc aux pieds de Kevin qu’il arriva à plat-ventre.
" - Ah quel boulet ! Tu ne changeras donc jamais ! dit Kevin d’un air moqueur.
- Keviiiiiiiin ! Mon bon vieux Kévin ! Il faut que je te raconte quelque chose... Assieds-toi !« Les deux amis prirent un whisky et s’affalèrent sur le vieux sofa rouge et délavé, qui occupait la moitié de la pièce. Le détective raconta les images qu’il venait de découvrir à l’instant même : » - Kevin... Tu ne me croiras jamais ! Tu sais...? August Lenoble ? Le gars toujours enfermé chez lui, à prendre de l’héroïne et autres substances ? Je l’ai tout de suite reconnu, il avait la poudre au nez ! Et bah il est mort... lança Régis.
- Mort mort ? Ou juste mort overdose ? demanda le barman.
- Mort mort !!!! Un MEURTRE Kévin ! Un meurtre dans la ville de R*** ! Tu y crois ça ? Haha... Ma première enquête depuis des lustres ! Je suis toute chose... Il faut qu’on développe ces photos, mais avec ce vieux appareil, je ne sais pas comment m’y prendre !
- Passes-moi ça !
En deux temps, trois mouvements, Kévin avait développer les photos du boulet, grâce à une petite pièce éclairée par un rouge vif. Les deux alcooliques se mirent à regarder longuement les photos, et comprirent que l’arme du crime est un couteau. Régis constate d’énormes hématomes sur le torse de la victime : il y a sans doute eu bagarre. Après quelques verres de whisky ingurgités et quelques cigares allumés, Kévin accompagnait Régis dans le bar, qui s’apprêtait à partir
- Sers