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Publié : 30 décembre 2014

Plusieurs versions du deuxième chapitre

Une fois que Régis eut fini de téléphoner avec Martine, il prit sa ZX, repérable entre mille à l’exquise couleur bleutée de la fumée du pot d’échappement. Il alla là où Martine lui avait dit qu’elle avait vu le cadavre. Quand il arriva, il sortit de sa voiture, et l’on vit un homme mince mais avec une petite brioche, des cheveux gras, un poireau sur la joue, un cigare à la bouche avec un imperméable beige d’où émergeaient des chaussures Reebok.
Il trouva une foule de gens avec des gendarmes qui bloquaient le passage. Régis se mêla aux badauds , il réussit à se frayer un chemin jusqu’aux gendarmes. Il essaya de passer mais un planton l’en empêcha en lui disant :

— Il n’y a rien à voir, partez !

Il recula, et il aperçut un ami qu’il avait connu il y a longtemps, un très bon ami d’ailleurs, un ancien collègue pour tout dire. Il se dirigea vers lui, et ils parlèrent de ce qui se passait. Régis lui demanda s’il pouvait voir le corps. Son ami lui dit :

— Oui mais fais le tour et viens discrètement, j’ai pas envie de perdre mon poste.

By Baptiste V.

Le soleil laissant apparaitre ses premières lueurs, une vieille voiture se fit entendre de loin. Un tacot ? Non, une simple ZX.

Un homme tête baissée, chapeau sur la tête dont-on ne pouvait voir que le long nez avec un gros poireau inévitable, un grand imperméable qui lui arrivait aux chevilles, en sorti. Qui était-ce ? Régis Boulay, évidemment.

Une foule s’était formée tout autour des barrières, il essaya en vain de la traverser et quand-t-il approcha enfin des lieux mêmes, un policier le repoussa. Il prétexta donc être un ami très proche de la victime, mais sans succès. Il resta dans le troupeau de curieux pour récolter quelques informations, bien décidé à mener seul cette enquête sur cette histoire mystérieuse où son amie était impliquée. Il apprit que le cadavre était entier, qu’il n’avait l’air que d’un simple noyé, mais un vieux monsieur lui confia que le col de se chemise était grossièrement ouvert, ce qui attira son attention, mais au moment où il voulait commencer à poser deux ou trois questions aux policiers un grand bonhomme s’approcha. C’était Jacques Brie, le pire ennemi de Régis ! Pour éviter d’attirer les soupçons sur la présence d’un détective qui n’est habituellement au courant des affaires que deux bonnes semaines après chaque crime, Régis décida de repartir. Il se rendit à la poissonnerie. Martine ne tenait plus debout, il lui raconta tout et lui confia qu’un interrogatoire de routine allait être effectué dans les alentours, donc qu’elle devait se préparer à rester calme. Il repartit en fanfare avec une cassette de Johnny Halliday à fond, la ZX disparaissant dans un nuage de fumée bleue.

By Laura B.

Après avoir appris la nouvelle Régis alla de suite sur le lieu du crime, mais en arrivant sur place, l’équipe de Jacques Brie, son rival, son pire ennemi, était sur place.

Il cherchait une solution pour aller voir le corps... Un petit nouveau prenait des photos. Pourquoi ne pas s’en servir ? Il s’avança vers lui :

— Nonnn !! Cria Régis

— Monsieur, je peux vous aider ? Demanda l’officier

— C’était mon ami ! Il est mort !! Non !!

Il savait que ses cours de théâtre lui serviraient un jour.
Il courut vers le cadavre et le regarda attentivement. Sous ses ongles se trouvaient de la chair, des cheveux d’une autre couleur que les siens étaient sur sa chemise dont l’ouverture laissait apparaitre des griffures. Ça, une noyade ?
Il prit quelques photos discrètement et se retourna sur Jacques Brie.

— Que fais-tu là mon vieil ami ? Demanda ironiquement Jacques

— Je me promenais tranquillement sur la R*** quand j’ai vu ton équipe de guignols, alors je suis venu voir. Zut ! Bon c’est pas que je m’ennuie mais j’y rendez-vous avec Scarlette. Salut ! Cria Régis en partant assez vite

Il entra dans sa vieille voiture toute délabrée, une ZX cabossée. On va dire qu’elle en a vu des vertes et des pas mûres, entre les soirées bien arrosées et les lampadaires.... Régis ne l’a pas ménagé, même au niveau propreté, des papiers de fast food gisent sur la moquette sale. Assis sur le siège conducteur, en moquette, Régis, un détective pas très fut-fut, avec un poireau sur la joue assez répugnant, son imperméable vert taché de toutes parts, ses cheveux gras et sa brioche regardait les photos qu’il venait de prendre. Ces photos ne sont pas vraiment de bonne qualité mais il n’a pas assez de clients pour racheter un nouveau téléphone.
Il appela son ex femme :

— C’est Régis, je viens prendre une douche et imprimer quelques photos, tu me chauffes l’eau. Merci, à tout à l’heure.

Et il raccrocha. C’était ainsi avec eux : il vient et repart, car il ne peut pas prendre de douche ou quoi que ce soit chez lui car il vit dans sa voiture... ou parfois il dort dans la petite chambre au-dessus de son bar habituel. Le patron, son meilleur (et seul) ami lui laisse gratuitement la chambre quand-elle n’est pas louée.

By Bénédicte P.