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Publié : 3 juillet 2016

Deux chercheurs

Olivier et Eugène étaient deux chercheurs de 26 ans. Ils s’étaient rencontrés dès la maternelle et avaient suivi le même formation pour devenir des scientifiques. Ils vivaient modestement ayant chacun un petit appartement dans Paris et ils travaillaient dans un petit institut de rechercher situé au bout de la rue dans laquelle ils habitaient. En 2050, la recherche était plutôt orientée vers des solutions au réchauffement climatique. C’est donc dans cette optique là que les deux chercheurs voulaient trouver le concept qui changerait leur vie.
Un jour, ils apprirent que des virus géants avaient été retrouvés. Ils prirent donc un avion en direction de Melbourne, en Australie. Ils se demandèrent si ces virus étaient dus au réchauffement climatique et s’ils pourraient les aider à trouver une solution à ce problème. Une fois sur place, ils emmenèrent quelques échantillons de ces virus pour les examiner de plus près. Ils rentrèrent alors à Paris dans leur institut de recherche. Ils examinèrent de très près les virus, jour et nuit, sans repos jusqu’à ce qu’une découverte soit faite. Après deux semaines, les chercheurs firent une découverte de taille. Olivier ne put en croire ses yeux, il s’exclama :
« Ces virus sont surprenants !
— Ils contiennent près de 2500 gènes, c’est près du double de l’ancien record pour des virus !
— Oui et leur système pour régénérer les cellules est bien supérieur à celui des humains : il dégage une énergie considérable que l’on pourrait convertir en énergie thermique. »
C’est sur cette dernière phrase d’Olivier que les chercheurs se remirent au travail. Il fallait être prêt avant la prochaine conférence sur le climat qui aurait lieu l’année prochaine. Les chercheurs travaillèrent intensivement, sans relâche. Mais le laboratoire n’était pas très grand et l’angoisse de ne rien trouver finit par les envahir. Ils se disputaient :
« Accélère Olivier ! Si tu continues comme cela nous ne serons jamais prêts à temps !
— Tu parles, mais tu ne fais rien ! C’est grâce à moi si nous avançons un peu !
— « Un peu » ! Nous n’avançons plus du tout alors ne viens pas te vanter !
— Qu’insinues-tu ? Que je ne sers à rien et que sans moi tu avancerais aussi bien et peut-être mieux ?
— Parfaitement affirma Eugène.
— Dans ce cas, je pars. Tu te débrouilleras et je chercherai de mon côté. »
Les chercheurs divisèrent le petit laboratoire en deux parties et ils ne s’adressèrent plus la parole. Pendant des mois, ils travaillèrent sans succès, ils étaient à bout, prêts à abandonner, ils avaient tout essayé et commençaient à perdre espoir. Mais un jour, Eugène trouva un moyen de transformer toute la chaleur en énergie thermique et ainsi, il produisit de l’énergie électrique. Cette avancée dépassa toutes ces espérances : il avait trouvé une nouvelle source d’énergie durable qui, une fois développée pourrait remplacer le nucléaire. Il partit parler à Olivier. A peine fut-il entré dans son bureau qu’Olivier l’interpella :
« Ah ! Eugène ! Que viens-tu faire ici ?
— Eh bien, j’ai trouvé un moyen de convertir l’énergie des virus en électricité.
— Comment ?!
— Oui, tu as bien entendu, j’ai réussi à faire de l’électricité à base de ces virus.
— Comme nous avons débuté cette recherche ensemble, tu as bien l’intention de me laisser une part de la découverte ?
— Bien sûr que non, tu as dit que je n’en étais pas capable seul, je suis venu te prouver le contraire, maintenant tu n’as plus qu’à venir assister à ma démonstration.
— Je ne me laisserai pas faire sans réagir, sois-en sûr. A présent, sors d’ici ! »
Il ne restait plus qu’un mois avant la conférence sur le climat, Olivier fit tout son possible pour rattraper Eugène mais il n’y parvint pas. Alors, pour se venger de son ancien camarade, il réfléchit au moyen d’anéantir sa recherche. De son côté, Eugène prépara sa présentation et il repensa à la dispute qu’il avait eu avec son vieil ami. Il se dit que sa décision était égoïste alors il se demanda s’il ne devait pas lui laisser la reconnaissance d’une partie de cette découverte. La veille de la présentation, Olivier surgit dans le laboratoire et se trouva nez à nez avec Eugène :
« Tu tombes bien Olivier, j’avais l’intention de te laisser... » Mais Olivier ne le laissa pas terminer sa phrase, il prit les échantillons de virus et les éclata sur le sol ; puis il déchira tous les plans, les formules qui représentaient des mois de travail devant les yeux de son ancien ami, stupéfait.