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Publié : 3 juillet 2016

Le cyber-harcèlement de Marion

C’était le 13 février 2013 à Briis sous Forges, dans le collège Jean Monet, une adolescente de 13 ans aurait dû être en cours mais elle a décidé de se suicider. Elle était en 4ème.
Le mardi 6 février, elle embrassa un garçon mais après, le rejeta. Le lendemain, Marius ce garçon, se vengea en la traitant de « pute ». Le midi, à la sortie, Marius se dirigea vers la grille en compagnie de filles qui n’aimaient pas Marion. Cette dernière sortait aussi de cours. A la grille, les membres du groupe l’attendaient et lui lancèrent des injures : « tu es une boloss, tu es grosse ». Sa mère l’attendait sur le parking dans la voiture. Marion ne dit rien. Sa mère lui demanda comment s’était passé sa matinée.
Marion répondit que cela s’était passé à merveille. Elle rentra chez elle, se connecta sur facebook. Une fille de la bande avait publié sur son journal « tu es une boloss, on t’aime pas ». Elle resta figée, pensant à ce qu’elle avait pu faire. Elle n’avait rien demandé. La journée passa. Le soir, elle prépara ses affaires pour le lendemain. Le réveil sonna, Marion se leva et alla dans la cuisine pour petit-déjeuner mais rien ne passait. Elle avait une boule au ventre. Quand l’heure de partir arriva, elle se rendit malade. Sa mère lui dit de retourner se coucher sans savoir la vraie raison de cet état. Elle alla chez le médecin sachant qu’elle n’avait rien et sa mère ne se rendit compte de rien.
À la sortie du médecin, il fut établi qu’elle n’avait rien. Elle resta toute la journée chez elle et se connecta sur facebook. Elle vit un statut parlant d’elle « tu n’auras pas les couilles de revenir ». Elle se mit à pleurer. Le soir, à l’heure du dîner, Marion ne descendit pas malgré les appels de sa famille. Elle se renferma dans sa chambre, pleura toute la soirée, toute la nuit. Le réveil sonna. Ce vendredi, Marion finissait à 12h45. Sa mère l’emmena et la bande de filles l’attendait. Elle passa à côté d’elles, l’une d’elles la bouscula et Marion sentit les larmes monter mais elle ne pleura pas devant pour faire croire qu’elle était forte face à eux. Elle alla en mathématiques. Sa copine qui d’habitude était avec elle ne se mit pas à côté d’elle. Elle fut pendant cette heure, prise à partie par toute la classe. A la pause de 10h, elle alla aux toilettes, elle fondit en larmes. Hésitant à envoyer un message à sa mère en lui avouant tout ce qu’il se passait. Mais elle n’eut pas le courage, elle resta enfermée dans les toilettes jusqu’à ce qu’une amie de sa classe de 5ème vienne la chercher. La forçant à ouvrir la porte et à la laisser entrer. C’est à ce moment que Marion tomba dans les bras de son amie. Pauline savait tout ce qu’il se passait. Elle la ramena à la voiture où sa maman l’attendait. Marion se fit une dernière fois menacer : « si tu reviens, on t’arrache les yeux ». Sa mère qui ne se doutait de rien démarra la voiture puis elles rentrèrent chez elles. Le week-end passa. Le dimanche soir, elle se dit que tout allait recommencer et à cette pensée, elle se mit à pleurer. Le lendemain, le réveil sonna. Marion se remémora les paroles de sa camarade et simula une gastro. Sa mère qui n’était au courant de rien la laissa aller se recoucher pour qu’elle se repose une journée. La journée s’écoula. Elle vit sur Facebook tous les messages que ses camarades qui la détestaient lui laissaient. Dans la soirée, exaspérée, ne supportant plus les huées générales, Marion rechercha sur Google « Comment se suicider ? ». Le lendemain, elle retourna en cours et les huées recommencèrent. Elle se rendit malade une nouvelle fois, obligeant sa mère à venir la chercher. En fin d’après-midi, quand elle fut seule, Marion décida de mettre fin à ses jours, à cause des injures que ses camarades lui infligeaient au quotidien.
Le lendemain, sa mère arriva en furie au collège, sachant tout ce qu’il s’était passé et arriva tout d’abord devant le premier garçon qui l’avait insulté de « pute ». Niant les faits, la mère de Marion décida d’aller directement porter plainte à la police pour harcèlement.
Quand les élèves du collège apprirent la mort de Marion, tout bascula. Le garçon reçut des menaces de mort et les camarades de classe de Marion créèrent une page Facebook « REST IN PEACE » ( RIP MARION). Les camarades de la jeune fille ont alors partagé une vidéo montrant Marius se faire traîner par les cheveux.

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